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CONSEIL MUNICIPAL DU 14 SEPTEMBRE 2026
Ce lundi 14 septembre a eu lieu le Conseil municipal de rentrée pour notre ville de Migennes. Voici les informations et événements marquants de ce moment important pour notre collectivité.
1 – LE BAR DE L’ANCIEN ESCARGOT : OUVERTURE ANNONCÉE DÉBUT NOVEMBRE
M. le Maire nous a annoncé avoir trouvé une « repreneuse » pour le bar de centre-ville acquis par la municipalité (ex-Escargot). Le nom de baptême de l’établissement sera le 1873, une référence à l’année de naissance de l’écrivaine icaunaise Colette (qui n’est pas née à Migennes, mais en Puisaye, et qui n’a pas vécu dans notre ville non plus d’ailleurs).
Bar à ambiance, nous le rappelle M. le Maire, dont les cocktails seront la spécialité. L’établissement devrait ouvrir début novembre.
Nous souhaitons évidemment la réussite de cette nouvelle activité commerciale et espérons également que toutes les dispositions nécessaires concernant les horaires, l’insonorisation et les éventuelles nuisances pour le voisinage auront été anticipées.
Nous espérons que l’activité de cet établissement se fera en complémentarité de l’activité du bar « Le Cadran », situé à moins de 50 mètres, et pas en opposition.
2 – AVENUE DES COSMONAUTES : DES TRAVAUX AVANT MÊME DE CONSTRUIRE LA MÉDIATHÈQUE
L’emplacement idéal pour la future médiathèque, décidé par M. le Maire, ne l’est pas vraiment puisqu’il se trouve juste au-dessus d’une importante canalisation d’eau de 200 mm de diamètre. Il est donc nécessaire d’engager de coûteux travaux pour la déplacer, avant même d’envisager de poser la première pierre de l’édifice prévu.
Cela entraîne nécessairement des travaux et un coût supplémentaire dont le montant ne nous a pas été communiqué.
Cette situation nous conduit, une nouvelle fois, à nous interroger sur les priorités d’investissement de la commune.
Dans une période où toutes les collectivités cherchent à maîtriser leurs dépenses, nous pensons qu’il est légitime de mettre en parallèle les dépenses consacrées à cet équipement, déjà présent dans notre ville, et les investissements nécessaires qui existent encore dans nos bâtiments actuels.
3 – ÉCLAIRAGE PUBLIC : RETOUR ANNONCÉ POUR LE 17 NOVEMBRE
M. le Maire a annoncé le rétablissement de l’éclairage public pour tous à compter du 17 novembre prochain.
Le prestataire interviendrait à un rythme annoncé de près de 100 points lumineux rénovés par jour.
L’investissement global évoqué s’élève à 467 000 €, facilité par la vente de terrains dans le parc d’activités (pour le méthaniseur notamment) appartenant à la ville de Migennes, les autres communes de l’intercommunalité conservant docilement la charge des terrains invendus.
Nous prenons acte de cette décision, d’autant que le retour de l’éclairage public faisait partie des propositions que nous avions défendues pendant la campagne municipale. Preuve que la lecture du programme des autres peut parfois être source d’inspiration.
4 – VIDÉOPROTECTION : OUI À LA SÉCURITÉ, MAIS AVEC DES GARANTIES CLAIRES
Le Conseil devait se prononcer sur une convention de partenariat entre la Ville de Migennes et la Communauté de communes concernant la vidéoprotection urbaine.
Des caméras sont installées à Migennes et dans certaines communes de la CCAM afin, notamment, d’assurer la protection de bâtiments intercommunaux.
Je suis favorable au principe de la vidéoprotection lorsqu’elle participe à la sécurité des personnes et des biens.
Je considère que ce n’est pas un acte anodin de filmer des bâtiments publics (et privés) et qu’un niveau maximal de sécurité juridique dans la protection des droits et des libertés des administrés me semblait nécessaire.
J’ai donc demandé que plusieurs éléments soient clairement encadrés dans la convention, notamment :
• une référence à l’arrêté préfectoral nous octroyant ce droit de filmer ;
• la durée de conservation des données, qui n’était pas précisée;
• les conditions d’accès au visionnage (notamment le registre obligatoire de consultation, dont il n’est pas fait mention) ;
• l’interdiction de consulter les images en dehors du centre de sécurité urbain par un ordinateur nomade (afin de sécuriser les données) ;
• les conditions d’accès des particuliers à leurs données personnelles…
Ce ne sont pas, à mes yeux, des questions accessoires. Lorsqu’il s’agit de données personnelles et d’images prises dans l’espace public, la sécurité juridique doit être maximale.
À mon sens, il n’y a pas de questions bêtes, il n’y a que des réponses intelligentes. Je ne les ai pas eues ce soir-là.
Selon mes notes prises en séance, M. le Maire m’a notamment répondu :
« Vous n’avez rien compris, comme d’habitude » et « Vos questions sont d’un bas niveau », avant d’ajouter que les employés municipaux ayant travaillé sur cette convention apprécieraient mes remarques.
Je regrette cette manière de répondre à des questions qui me paraissent parfaitement légitimes.
Interroger une convention ne signifie évidemment pas remettre en cause le travail des services municipaux, que j’ai toujours respecté. Avec les agents, les échanges ont toujours pu être constructifs, y compris lorsque nous n’étions pas d’accord.
Merci, Monsieur le Maire : vos réponses, elles, ont été éclairantes, comme d’habitude…
Notre groupe s’est donc abstenu sur cette délibération.
5 – ÉCOLES ET CANICULE : ENFIN LA CLIMATISATION DES SALLES DE CLASSE
La décision modificative du budget prévoit notamment d’importants investissements dans les écoles afin de mieux protéger les élèves, les enseignants et les personnels municipaux lors des épisodes de forte chaleur.
C’est une évolution que nous accueillons favorablement.
Il est très positif que M. le Maire ait enfin pris la mesure du problème.
Il a reculé sur son plan initial de ne climatiser que les points de restauration scolaire et s’est enfin décidé à climatiser les 34 salles de classe que comptent nos écoles migennoises, en suivant le programme que nous avions présenté à la population.
Mais une question importante demeure : l’isolation des bâtiments.
M. Kor a d’ailleurs fait remarquer que les travaux d’isolation n’étaient pas prévus et que cela risquait d’augmenter considérablement la consommation énergétique liée à la climatisation.
M. le Maire lui a répondu qu’en voulant réaliser simultanément isolation et climatisation, les travaux ne pourraient pas être terminés avant les prochaines fortes chaleurs.
C’est possible, sauf que 7 jours auparavant, en commission des finances, à laquelle j’ai participé, M. le Maire nous vantait les bienfaits de l’isolation thermique et du changement de sept fenêtres à l’école Gérard Philipe. Dans ce laps de temps, entre la commission des finances et le Conseil municipal, notre premier magistrat s’est à nouveau ravisé, ce que je n’ai pas manqué de souligner.
Le problème n’est pourtant pas nouveau.
Depuis plusieurs années, les écoles de Migennes connaissent des températures très élevées en fin d’année scolaire. Et, en hiver, elles souffrent également d’importantes déperditions thermiques, au point que des chauffages mobiles doivent parfois être ajoutés, en plus du chauffage central.
Donc, sans être grand visionnaire, l’isolation aurait dû et devrait encore figurer au budget. Peut-être aurait-il fallu la prévoir avant une médiathèque, un bar d’ambiance ou l’achat d’un nouveau terrain…
La climatisation répond à l’urgence estivale. L’isolation répondrait, elle, à un problème structurel, été comme hiver.
C’est pourquoi nous continuerons à défendre l’idée que la rénovation énergétique de nos écoles doit constituer une véritable priorité d’investissement.
Belle preuve d’improvisation, à nouveau.
6 – ACHAT D’UN TERRAIN POUR 35 000 € APPARTENANT À UNE COLLISTIÈRE DE M. BOUCHER : PLUSIEURS QUESTIONS RESTENT POSÉES
Le Conseil municipal devait également se prononcer sur l’achat, pour 35 000 €, d’une parcelle constructible appartenant à une personne figurant sur la liste de M. Boucher aux dernières élections.
Acte anodin en apparence ? Oui, si l’on excepte la liste conséquente de points qui suit et qui m’a conduite à demander des précisions :
_ M. le Maire fait oralement référence à une estimation du service des Domaines (Direction de l’immobilier de l’État), alors que celle-ci n’apparaît pas dans la délibération qui nous est présentée.
_ Le terrain est idéalement situé géographiquement, en face de la place du Vieux Migennes, mais il est proposé à la vente depuis plus de dix ans sans avoir trouvé d’acquéreur. Curieux pour un terrain dans le Vieux Migennes. Pourquoi ne se vend-il pas ? Y aurait-il un loup ?
_ Et il y en a un (même plusieurs). Il s’agit d’une parcelle située à flanc de coteau dont la petite partie plane est constituée de remblais plus ou moins anciens. Tous les vieux Migennois le savent, y compris M. Boucher, y compris la vendeuse.
Le plus prudent des acheteurs (que n’est pas M. Boucher) aurait dû faire une étude géologique pour estimer le prix de la réalisation de fondations à cet endroit. Cela n’a pas été fait.
Enfin si : une étude a été faite par M. le Maire en personne, lors de son footing : « ça ne bouge pas ! ». Une réponse simpliste à laquelle nous sommes malheureusement accoutumés.
Je préfère, pour ma part, qu’une décision d’achat immobilier par une collectivité repose sur des éléments techniques documentés.
_ M. le Maire souhaite revendre cette parcelle (qui, je vous le rappelle, est en vente depuis plus de dix ans) pour « construire des maisons et préserver la vue depuis l’église sur la vallée ». Deux objectifs totalement contradictoires. Pour préserver la vue, il aurait simplement fallu modifier le Plan local d’urbanisme et interdire toute construction.
De plus, en tant que collectivité, nous serons financièrement responsables si des dommages sont subis par les futures constructions en raison de l’instabilité du terrain.
_ La parcelle est dans un secteur classé : qu’en dit l’Architecte des Bâtiments de France ? C’est peut-être pour ne pas risquer d’être déçu que M. le Maire n’a pas choisi de le consulter.
Solliciter un avis de l’Association des Amis du Vieux Migennes aurait aussi pu constituer un acte de courtoisie… ?
_ M. Boucher, en tant que maire et colistier de la vendeuse, n’aurait pas dû participer au vote, mais il l’a fait ! Plus c’est gros, plus ça passe, pourrait être sa devise.
Ce point mérite, selon moi, une vigilance particulière afin que toutes les décisions concernant l’argent public soient parfaitement transparentes.
J’ai fait toutes ces remarques, que M. Boucher a naturellement balayées aussi aimablement que les autres.
Elles restent néanmoins posées.
7 – BOIS DU POT LEVÉ : DES COUPES IMPORTANTES ANNONCÉES
Lors des questions diverses, j’ai demandé à M. le Maire où en était l’étude menée avec l’ONF concernant la sécurisation du bois du Pot Levé et les coupes à venir.
M. le Maire nous a indiqué que certaines zones nécessiteraient des coupes à blanc.
Une entreprise aurait été identifiée et l’intervention devrait être financée par la valorisation du bois coupé, présenté comme étant de faible qualité.
Une replantation a également été annoncée à la suite de ma question.
M. le Maire a admis « qu’un arbre de 30 mètres qui tombe sur une maison, cela fait des dégâts ».
Je souhaite surtout rappeler ici la situation à risque des habitants de la rue des Violettes et des riverains du bois.
Depuis longtemps, certains d’entre eux alertent la mairie sur leur inquiétude lors des épisodes de tempête et sur le risque de chute d’arbres sur leurs habitations.
Des arbres sont déjà tombés sur des clôtures, sans que cela n’émeuve particulièrement M. le Maire.
Ces habitants demandent simplement que leurs demandes soient entendues et prises en compte.
Ils sont Migennois, eux aussi, et leurs préoccupations méritent des réponses et des actes.
8 – ANCIENNE STATION-SERVICE : UNE AUTRE UTILISATION ÉTAIT POSSIBLE
M. le Maire a annoncé souhaiter vendre la maison située à l’arrière de l’ancienne station-service ( avenue Jean Jaurès ) et diviser le terrain afin de vendre des parcelles constructibles.
J’ai alors rappelé que notre équipe avait travaillé, pendant la préparation de notre programme municipal, sur une autre utilisation possible de ce site.
Nous avions identifié cet emplacement comme pouvant accueillir un pôle multimodal, avec notamment :
• un regroupement des arrêts de bus scolaires actuellement situés devant la Croix-Rouge (les bus stationnant sur la chaussée) ;
• un espace sécurisé pour la dépose des enfants par les parents ;
• un meilleur éclairage des zones d’attente ;
• des équipements permettant aux jeunes de laisser leurs vélos en sécurité ;
• un point de covoiturage ;
• une organisation des transports en retrait de l’axe principal.
Cette proposition n’a pas été retenue par la majorité municipale.
Je tenais néanmoins à la rappeler, car je pense qu’avant de vendre définitivement du foncier communal, il est utile d’étudier les différents usages collectifs qui pourraient en être faits.
9 – CARNET BLANC
« C’est formidable ce que vous allez faire, M. le Maire, rue Cézanne. C’était vraiment attendu par la population. »
En fin de séance : « Quand vous ferez quelque chose de bien, nous le dirons, M. le Maire, car vous faites des choses bien ! »
Ces deux propos ne sont pas ceux d’un adjoint de François Boucher, mais ceux de M. Kor. Il est comme ça, Taoufik : quand il aime, ce n’est pas à moitié.
10 – ET LE SERVICE ANIMATION JEUNESSE ?
J’avais omis cette question pendant le Conseil municipal et je me suis donc rapproché des services par la suite afin d’obtenir des informations concernant le Service Animation Jeunesse (SAJ), qui ne fonctionne plus depuis mars 2026.
Cela pose notamment la question des familles ayant réglé une adhésion annuelle : quelles dispositions seront prises pour elles ?
Pour l’instant, pas de réponse.
Les services m’ont indiqué qu’une réflexion était en cours. Pour répondre à une pénurie manifeste d’idées de la part de la majorité en place, voici nos réflexions.
Deux problématiques organisationnelles centrales :
• Le SAJ connaît depuis plusieurs années des difficultés de recrutement.
• Il est aussi compliqué de faire venir et de fidéliser un public adolescent.
Peut-être serait-il intéressant d’étudier la possibilité de confier ce service à l’ACLM, qui accompagne déjà de nombreux enfants migennois depuis la maternelle.
Cette continuité pourrait être une piste parmi d’autres pour maintenir un lien avec eux lorsqu’ils deviennent adolescents.
Ce n’est qu’une proposition, mais elle mérite, à mon sens, d’être étudiée.
D’autant que ce début d’année montre déjà une baisse des inscriptions dans certaines associations migennoises, due en partie à la baisse des aides allouées par l’État via le pass sport, sans compter le contexte économique actuel qui nous impacte tous.
Une question se pose alors : où seront et que feront nos jeunes ?
Pour conclure, il me semble surprenant qu’il faille six mois de réflexion pour décider de rembourser les familles qui ont avancé l’argent pour un service municipal qui n’a pas été rendu.
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